Un concert hors norme pour Landmvrks! Ce 31 janvier 2026, LANDMVRKS joue à guichet fermé à son premier Zénith. Que de chemin parcouru pour ce groupe qui provient de l’underground hardcore/metalcore marseillais. Ils sont aujourd’hui le groupe qui s’exporte le plus à l’international après Gojira. Même la TV nationale ne s’y est pas trompée puisque France 2 s’est offerte une captation destinée à une diffusion nationale ultérieure.
Malheureusement, j'arrive trop tard pour assister aux shows brutaux de Static Dress et de Stick To Your Guns. boulot oblige... Mais, j'ai lu et eu des très bons échos de leur prestations. Depuis, ils sont en écoute quotidienne chez l’auteur de ces lignes.
Paleface Swiss : la violence comme manifeste

Quand Paleface Swiss entre en scène, la température change. Pas de préambule inutile. Pas de montée progressive. Le choc est immédiat, frontal.
Le groupe suisse déroule un set sans concessions, où chaque titre agit comme une rafale. Pas d’accalmie, pas de respiration inutile. Le flow de Zelli mitraille à tout va. L’articulation rageuse martèle les textes comme des slogans gravés à même le béton. la violence n’est pas un décor, c’est un langage.


La fosse réagit au quart de tour. Le public encaisse Paleface Swiss qui a l’art de faire de la brutalité une force rassembleuse. Une des valeurs sûres du Metal Européen.
LANDMVRKS : changement d’échelle de grandeur

Après une telle déflagration, on se demandait comment LANDMVRKS allait attaquer son concert. Un grand voile blanc masque la scène. L’introduction se fait intimiste, presque fragile. La silhouette de Florent Sarfati se devine.
L’intro démarre, intimiste, presque fragile... puis le rideau tombe et tout explose : “The Darkest Place I’ve Ever Been” nous met une mandale, et “Creature” transforme le Zénith en dégueuloir géant tellement les gens slamment. Cette bascule du fragile vers le brutal sera leur signature ce soir.
La setlist est une autoroute : “Death”, “Blistering”, “Visage”, “Sulfur”… et des respirations calculées juste ce qu’il faut pour mieux replonger.

Mais ce qui rend la soirée historique, c’est aussi le défilé d’invités, comme une remise de médailles en direct : Mat Welsh (While She Sleeps) rejoint Flo sur “A Line in the Dust”, Marc Zelli débarque sur “Say No Word”, Florestan Durand vient incendier “Scars”, et Chunk! No, Captain Chunk! s’invite sur “Suffocate”. Même l’émotion a son cameo : “Paralyzed” en version piano avec Kaspar Jalily.

Petit clin d’oeil au Daft Punk pendant le break de batterie par Kévin D’Agostino sur "Robot Rock" de Daft Punk. Un bien joli clin d’oeil hommage à la French Touch.

Visuellement, le show est calibré pour les grandes salles : jeux de lumières amples et belles pyro... Cependant, pourquoi les belles statues géantes couleur marbre blanc tournaient le dos au public ? C'est bien dommage car elles n’étaient pas mises en valeur et elles auraient pu apporter une touche mythique à une scène déjà réussie.
Comme d’hab je file au merch avant la fin et la grande migration vers le métro... quoi ? Ai-je bien lu ? 45€ le tee shirt? Je me souviens des coups de gueules de tee-shirts à 35€ de Kiss. Mais là 45€ ! Je sais bien que c’est la salle qui pose ses conditions... Mais 45 balles pour des jeunes c’est une somme... Et bizarrement, je n’ai pas vu de commentaires outrés...



Alors, bravo aux Landmvrks pour tout le chemin parcouru. Bravo pour ce show et votre capacité à fédérer plusieurs public Metal. Alors permettez-moi une petite digression footbalistique inévitable. Paris... Marseille... vous me voyez venir hein ? Tout ce que je peux dire c’est que si l’OM a encaissé cinq buts le 8 février dernier, Paris, lui, a pris une tout autre déflagration. Un impact net, frontal, impossible à esquiver. Le hardcore made in Massilia a frappé fort — et cette fois, personne n’a demandé l’arbitre.
Texte et Photo : François Capdeville
