Rencontrés au beau milieu de leur première tournée européenne en tête d’affiche, Nevertel savoure chaque instant tout en gardant les pieds sur terre. Formé au lycée et longtemps resté dans l’ombre, le groupe américain voit aujourd’hui ses efforts récompensés, porté par un public de plus en plus fidèle. Avec Start Again, un album profondément marqué par le changement, la remise en question et les secondes chances, Nevertel affirme une identité forte et sincère. Entre rêves de grandes scènes, amour du jeu vidéo, influences multiples et envie constante d’évoluer, le groupe nous parle de patience, de vision et de renaissance.
[Ils papotent entre eux sans remarquer que tout le matériel est installé… Jeremy le remarque soudain]
JEREMY On est prêts, désolé ! Merci beaucoup !
RAUL Désolé, on est juste des crétins d’Américains ! [Rires]
JEREMY Il fallait nous rappeler à l’ordre !
ALEC Oui, il ne fait pas hésiter à nous secouer ! [Rires]
Je vous ménage ! [Rires] Comment ça se passe ? Vous êtes heureux d'être ici ?
TOUS Oui !
JEREMY Oui, on est ravis, franchement ! Que notre première tournée en tête d'affiche se déroule au Royaume-Uni et en Europe, c'est honnêtement digne d'un rêve ! C'est un rêve, vraiment.
KEVIN C’est fou ! C'est vraiment cool.
RAUL C’est génial. Et j'adore Paris !
Y a-t-il des endroits que vous redoutez particulièrement ou, au contraire, que vous attendez particulièrement lors de cette tournée ?
RAUL Honnêtement, l'Europe, pour nous, c’est passionnant. Je veux dire, on a toujours beaucoup discuté d’aller en Allemagne...
JEREMY Oui, c’est un incontournable !
RAUL C'est un rêve qui se réalise. Paris est magnifique. On vient de visiter la Tour Eiffel aujourd'hui. Tu sais, c’est le truc typique de touriste.
Oui, c'est un classique ! C’est incontournable !
JEREMY Mais j’ai un peu peur parce qu’un de nos shows a lieu dans un quartier rouge. Je ne sais plus lequel… Quelque part en Allemagne. Peut-être Cologne ?
ALEC Non, je crois pas…
JEREMY Ou est-ce que... ça pourrait bien être Berlin, ou Francfort… C'est l'un d'entre eux, non ?
Hambourg ?
ALEC Oui, l’endroit d’où viennent les hamburgers !
Ah, alors, vous n’avez rien à craindre, je connais bien ce quartier !
JEREMY Bien ! C'est bon à savoir. On ne connaît pas et on a entendu toutes sortes d’histoires… Tu sais, les gens essaient toujours de te faire peur…
Oui, mais, il n’y a pas de raison de vous inquiéter. Il faut juste faire attention, comme dans toutes les grandes villes.
JEREMY Oui, on est prudents. Même en allant à la Tour Eiffel aujourd'hui, on tenait nos sacs contre nous. Parce qu’il y a toujours des pickpockets qui essaient de voler les touristes, ou de les arnaquer… Donc on est restés sur le qui-vive !
Oui, en réalité, Paris est peut-être la ville de votre tournée où vous risquiez le plus de tomber sur des pickpockets. Il faut juste faire attention à ses affaires, mais ça devrait aller !
JEREMY Oui, nous avions un peu peur de Paris. Mais jusqu'à présent, tout s'est bien passé !
ALEC On est américains, on se balade dans L.A., donc on devrait pouvoir gérer !
Oui. L.A. est pire que Paris, en tout cas certains quartiers !
RAUL T’as pas idée ! [Rires]
JEREMY Et Portland est bien pire que ça encore ! [Rires].
KEVIN Désolés, Portland !
JEREMY Ouais, c’est vraiment flippant !
ALEC Ouais, il y a plein de seringues par terre et tout… Il y a beaucoup de choses "amusantes" là-bas. On n'a pas vu ça ici.
Oui, à Paris, c’est plus limité à certaines petites zones, mais ici, même si ce n’est pas l’endroit le plus sûr, vous n’aurez pas de souci, à moins de faire n’importe quoi ! [Rires généraux] Vous vous connaissez donc depuis le lycée ?
RAUL, JEREMY et ALEC Absolument !
Savez-vous exactement à quel moment vous avez su que ce ne serait pas seulement un passe-temps, mais quelque chose d'un peu plus professionnel ? Y a-t-il eu un point de basculement ?
RAUL Je pense que c’est en grandissant. Quand nous étions plus jeunes... Nous nous sommes rencontrés en 2009. Et cela a toujours été un passe-temps. Tu sais, en tant qu’ados, t’essaies des trucs. Et on a tous joué dans pas mal de groupes différents. Et en vieillissant, en continuant notre vie, et en revisitant la musique, je pense que c'est à ce moment-là que nous avons su que nous voulions faire ça sérieusement.
JEREMY Probablement vers 2014. Quand on était au lycée, on découvrait la musique ensemble, on jouait des chansons, on apprenait à jouer de la guitare, on apprenait à chanter, tout ça. Et je pense que c’est en 2014 qu’on a eu tous eu l'idée de faire un groupe et de le faire pour de vrai. On s'est dit, OK, bon, si on fait ça maintenant qu’on est un peu plus âgées, il faut qu’on le prenne au sérieux. Donc, oui. Je pense qu'à partir de ce moment-là, on s'est dit qu'il fallait y mettre tous les moyens nécessaires. Et travailler aussi dur que nécessaire pour obtenir les opportunités dont nous avions besoin pour être ici, pour faire des choses comme ça.
Et où vous voyez-vous dans, genre, 10 ans, 20 ans ? Toujours ensemble, toujours en train de jouer ?
ALEC Oui, et j'espère avec beaucoup, beaucoup de succès.
RAUL Oui, en train de jouer dans des arénas !
Il y a eu déjà des étapes importantes dans votre carrière...
RAUL Oui !
La label, la tournée… Mais ça a pris quelques années. Est-ce que ça vous a semblé long ? Ou est-ce qu’au fond, ça vous semble une évolution normale ?
RAUL Pour moi, ça a été un long processus. [Les autres acquiescent] Et je pense que tout le monde se dit : « Oh, Nevertel, c’est un groupe qui débute », mais en réalité on fait ça depuis longtemps ! C'est donc agréable d'avoir l'impression d'être les petits nouveaux, mais ce n'est pas le cas. Nous avons juste travaillé dans l’ombre, vraiment, pendant très longtemps. Mais je pense à où nous en sommes maintenant, les étapes que nous avons franchies… Je veux dire, faire notre propre tournée en tête d’affiche, c'est fou. On vient de jouer à guichets fermés à Londres, devant 300 personnes… C’est fou, rien que d’y penser. Moi, je n’arrivais pas à y croire avant de le voir de mes yeux !
ALEC Et de les entendre chanter !
RAUL Oui, ils chantaient nos chansons… Je me suis dit : « OK, ils sont vraiment là pour nous ! ». C’est dingue… Parce qu’on peut le voir sur le papier, on peut voir les données, on peut voir les ventes de billets… Mais on n’y croit pas tant qu’on est pas sur place. Et c'est ce qui l'a rendu très réel. Je crois qu’on franchit les bonnes étapes en ce moment. Et même si c’est des petits concerts intimes, c'est quand même fou pour un groupe comme nous.
JEREMY Et l'énergie y est plus forte que pour n'importe quel autre gros show que nous avons pu faire.
RAUL Ouais, je préfère... C'est cool.
Et il y a 10 ans de ça, vous souhaitiez probablement y arriver un jour, mais est-ce que vous y croyiez vraiment ?
JEREMY Oui, vraiment. Je crois que c’est cette certitude qui permet d’arriver au but. Tu sais, si t’as pas une vision, tu n’y arrives pas. On y a toujours cru. Bien sûr, on ne pouvait pas le savoir. Certaines personnes disent qu’elles le savaient. Mais pour nous, ça a pris si longtemps qu’on ne pouvait pas en être sûrs. Mais on y a toujours cru que nous pouvions y arriver, et on s’est accrochés. Et je pense, comme Raul l'a dit, qu'il a fallu beaucoup de temps pour en arriver là, mais j'ai aussi eu l'impression que c'est arrivé d'un seul coup. Il a fallu beaucoup de temps pour en arriver là où nous en sommes aujourd'hui, mais maintenant tout avance très rapidement. Je pense donc que c'est pourquoi nous nous sentons si nouveaux sur la scène et pourquoi tout semble si frais pour nous maintenant, parce que nous apprenons tellement en peu de temps. On en apprend plus maintenant, je pense, qu’on l’a fait au cours des huit dernières années ensemble en tant que groupe. C'est donc une période très excitante.
Et si les choses se passent parfaitement, et que vous pouvez jouer, par exemple dans d'immenses stades, où aimeriez-vous jouer le plus ?
[Ils sourient]
KEVIN Pour moi, Wembley. Ce serait fou. Ce serait juste… Wow ! C'est LE lieu sur ma wishlist. Je veux jouer là-bas. Tellement !
RAUL Pour moi, je l’ai dit dans une autre interview, ce serait dans notre ville natale [à Tampa], à la Amalie Arena [renommée depuis quelques temps Benchmark International Arena] Ce serait fou de pouvoir faire ça à la maison. On passe toujours devant ce stade et on a toujours rêvé d’y jouer. J'espère qu'un jour ça se concrétisera !
JEREMY Ouais. En fait je crois que je l’ai déjà dit la dernière fois, mais je le répète parce que je le veux vraiment : j’adorerais jouer à Red Rocks, dans le Colorado. Et être en tête d’affiche là-bas. Apparemment, si t’es headliner et que c’est complet, ils te filent un morceau de la roche. Genre vraiment ! J’en sais rien, j’ai entendu ça quelque part. Et puis j’ai vu le lieu… J’adore la montagne, alors faire un concert en plein milieu de ça et repartir avec un morceau de la pierre, ce serait juste…Je sais pas, c’est un trip. Un truc que j’ai vraiment envie de vivre un jour.
Je comprends, j’adorerais voir votre show là-bas. J’ai vu des vidéos d'autres concerts, c’est énorme !
JEREMY Ouais, tu vois le délire. C’est magnifique. J’aimerais trop être headliner là-bas un jour.
ALEC Moi j’aimerais trop jouer au Download Festival. Ce serait ouf. Être tête d’affiche là-bas, le rêve total.
JEREMY Oh ouais, même juste y jouer, ce serait déjà fou. Imagine une marée de gens au Download en train de sauter ensemble… c’est dingue. Il y a tellement de trucs à faire !
JEREMY Oui, et tellement de boulot…
L’album s’appelle Start Again, et il parle de recommencer à zéro, de laisser derrière soi les choses qui ne nous sont plus utiles. Pourquoi ce thème ?
JEREMY Honnêtement, on a tous vécu pas mal de gros changements, autant perso que pro. Raul et moi, par exemple, on sortait tous les deux de très longues relations. On vivait avec nos partenaires, donc nos vies entières changeaient. Quand t’es en couple depuis cinq, dix ans, tu construis une identité à deux. Et quand ça s’arrête, tu dois réapprendre qui t’es, tout seul. On était tous les deux en plein là-dedans. Et en plus, dans le groupe, ça bougeait aussi : on a signé avec un label, on a commencé à tourner… tout changeait. On devait laisser tomber nos anciennes façons de bosser, parce qu’avant on était juste un groupe de studio. Et là on devenait autre chose. Le label nous donnait l’occasion de nous réinventer, d’essayer de nouvelles choses. Comme tu disais, ça nous a pris tellement de temps pour arriver jusque-là, que quand on a signé, on avait l’impression d’appuyer sur un bouton reset. Comme si on devenait un nouveau groupe. Plein de trucs dans nos vies repartaient de zéro, et c’est devenu un thème qui revenait tout le temps. À chaque fois qu’on écrivait une chanson, ça ressortait. Raul avait écrit une chanson il y a longtemps, qui s’appelait "Criminal". Elle est devenue le premier morceau de l’album, Start Again. En l’écoutant dans le contexte de l’album, je me suis dit : « OK, tout l’album parle de secondes chances, de recommencer, de se redéfinir, de lâcher les trucs qui t’alourdissent ». Du coup ce titre était parfait. C’est pour ça que le thème est si fort et que les chansons racontent toutes un peu cette histoire : avancer, changer, devenir quelqu’un de nouveau. Y a de la vie après la douleur, après les traumatismes. C’est vraiment ça l’album.
Si je devais choisir ma chanson préférée, je dirais "Did It All". [Jeremy semble approuver] Et vous, ce serait laquelle ?
JEREMY On va essayer de pas dire tous la même, OK ?
KEVIN Prenez pas la mienne, hein ? [Rires généraux}
RAUL Je sais déjà laquelle tu vas choisir. Mais moi… "ICON", direct. Elle est nostalgique, je l’adore. [Alec râle et Raul et Kevin éclatent de rire] Désolé, mec ! Bon, je vais en dire une autre alors. Parce que je sais ce que tu vas dire ensuite. Je vais dire "Playground". Elle est cheloue sur le disque, mais dans le contexte, elle a du sens. Elle a une vibe spéciale que j’adore.
KEVIN Je pense que… depuis le premier jour, ma préférée c’est "Good Intentions". Dès qu’on la créee ! Instrumentalement, les paroles, tout… c’est ma chanson préférée qu’on ait jamais sortie. Et en live, c’est un kiff total. On l’a pas encore jouée beaucoup, mais dès les répètes je savais que ce serait un de mes moments préférés, elle est trop fun à jouer !
JEREMY Moi je vais dire comme toi, "Did It All", c’est sûrement ma préférée. On l’a écrite tous les trois [il désigne Raul et Alec], juste après un voyage d’écriture à LA. On avait appris plein de trucs de différents producteurs et auteurs, et on voulait tenter d’écrire quelque chose juste nous trois. C’est la première chanson qu’on a faite après ce voyage, et elle est nous est venue super vite. On a tout fait en quelques jours, et c’était trop agréable de se retrouver juste tous les trois pour créer. J’adore les chansons accrocheuses, avec des gros refrains. Et "Did It All" a une place spéciale dans mon cœur.
ALEC Moi, je vais peut-être vous surprendre… "Break The Silence".
KEVIN et RAUL Je le savais !
JEREMY C’était sûr que quelqu’un allait la prendre !
ALEC Elle est grandiloquente, rapide, fun, hyper catchy. Et bosser dessus avec les gars de Sleep Theory, c’était fou. Maintenant, la jouer juste nous quatre, c’est incroyable, j’ai l’impression qu’on est à notre place. C’est ma préférée. Du moins pour le moment… peut-être que demain j’en choisirai une autre !
Vous avez parlé de Sleep Theory. Dans le futur, si vous pouviez bosser avec n’importe quel artiste, ce serait qui ?
RAUL Bonne question. Très bonne question. [Il regarde Jeremy d’un air complice] Vas-y.
JEREMY J’en ai un direct…
RAUL Pour moi, Bring Me The Horizon. Oli Sykes est un visionnaire, j’adore sa façon de penser la musique. Ce serait un de mes rêves.
ALEC Kevin, prends pas le mien !
KEVIN Attends, reviens vers moi après, je réfléchis encore.
ALEC Moi, j’en ai un ! C’est Noah de Bad Omens.
RAUL Ah ouais, stylé. Très bon choix !
JEREMY Moi, je dirais une autre producteur et compositeur : Jordan Fish, l’ancien claviériste de BMTH. Il a tellement apporté à leur identité sonore et écrit tellement de morceaux déments… bosser avec lui serait vraiment fun. Sinon, à part ça : Chase Atlantic. Ils nous ont beaucoup inspirés. Leur mélange de rock et de dark trap, ce serait un délire.
KEVIN J’en ai un ! Landon Tewers de The Plot In You. Sa façon d’écrire… ça a changé la scène, pour moi. À chaque fois que j’entends un truc de lui, je me dis : « Ok, c’est différent de 90% de tout ce qui se fait d’autre ». J’aimerais trop voir ce qu’on pourrait faire, nous quatre + lui, en une semaine.
Votre musique mélange plein de styles. Mais est-ce que vous écoutez aussi des trucs qui n’ont rien à voir avec votre son ?
JEREMY Oh ouais, carrément. C’est même pour ça qu’on sonne comme ça : on écoute tous plein de trucs en dehors du rock.
RAUL J’écoute J. Cole, Drake, Kendrick, Cordae… beaucoup de hip hop.
KEVIN Je peux passer de Drake à Frank Sinatra en deux secondes. Vraiment. Et même de Sinatra à de la country.
JEREMY Drake Sinatra, tu connais ? [Rires]
KEVIN Bref, j’écoute plein de trucs.
JEREMY Moi j’adore la pop. Vraiment. Et la pop rock. The Band CAMINO, je suis fan. Chase Atlantic aussi. Leur influence se retrouve dans nos morceaux, ce côté trap/dark/pop. Et j’avoue… j’adore les boys bands. NSYNC, One Direction, 5 Seconds of Summer… j’adore ça.
ALEC Moi j’écoute beaucoup de musiques de jeux vidéo, de films, de séries. Hans Zimmer… et le compositeur de Game of Thrones/Westworld... je vais pas tenter son nom, je vais l’exploser ! [Rires] J’adore les musiques qui te mettent dans une vibe émotionnelle forte. Et ouais, je suis plongé dans la K-Pop en ce moment. Depuis que j’ai vu KPop Demon Hunters sur Netflix, je suis à fond ! [Rires]
Et est-ce que vous vous verriez faire un morceau, voire un album dans un style complètement différent ? Genre jazz, country, etc. ?
RAUL Complètement. J’adorerais.
ALEC Carrément !
RAUL Linkin Park avait fait un mashup génial avec Jay-Z. Je pense qu’un jour on fera un truc du genre. Ce serait fou.
JEREMY Ouais, totalement. Bosser avec des artistes pop…
ALEC Taylor Swift, ce genre de trucs. Je signe direct !
J’ai lu que vous étiez fans de jeux vidéo...
RAUL Grave.
Vous aimeriez composer pour un jeu ?
RAUL Oh ouais. Ce serait gigantesque
JEREMY C’est même un peu pour ça qu’"Icon" existe ! [Rires]
RAUL Ouais. Elle a ce feeling Halo 3 Blow Me Away . C’est une vibe qu’on adore. Si nos moi de 14–15 ans avaient vu "Icon", ils seraient devenus fous.
JEREMY Idem pour "Break The Silence".
JEREMY Et "Criminal", elle sonne comme une intro d’anime. On adore les jeux vidéo et les animes. Avoir une chanson dans l’un ou l’autre serait énorme. Mettez-nous sur GTA 6, sérieux. GTA 6, si vous cherchez encore des musiques : on est là ! [Rires]
Et pour un film ou une série ? Avec quel réalisateur vous aimeriez bosser ?
ALEC [À Raul] Je sais qui tu vas dire ! Christopher Nolan. Direct. Pareil pour moi.
RAUL Ou bosser avec Hans Zimmer sur un film… sérieux, je dis pas ça en rigolant. Je sais que ça a l’air idiot et totalement irréaliste, mais on pourrait y arriver !
KEVIN Ce serait complètement fou.
JEREMY Nolan, Zack Snyder… ce style-là. On a même écrit "Ever After" en regardant la bande-annonce de The Batman. Avec Robert Pattinson.
ALEC Robert Battison ! [Rires]
JEREMY On a beaucoup composé cet album et regardant des films. Dans ce cas précis, Alex a commencé le riff, et on a construit tout le morceau autour de cette vibe. À la fin, on l’a joué par-dessus la bande-annonce… on avait des frissons. On s’est dit : “Imagine c’est vraiment dans le film ?!” Warner Bros., si vous passez par là…
Eh bien, le message est passé ! Merci infiniment !
Tous Merci à toi !
Merci à Romain Richez de l'Agence Singularités pour l'organistation de cette interview.
Orsola G.
