16/4/2026

Dust in Mind - En pleine mue, et en pleine forme !

Entre éclats de rire, digressions incontrôlées et réflexions très lucides sur la création, Dust in Mind dévoile les coulisses de H.C.N.O., un album pensé comme une réaction chimique entre le groupe et son public. Plus qu’un simple virage artistique, c’est une mue instinctive, portée par l’envie de rester sincère coûte que coûte. Résultat : une œuvre vivante, viscérale, et taillée pour le live, où chaque émotion devient une étincelle prête à embraser la scène.

[J'installe le matériel pour enregistrer l'interview]

Thomas : C'est bon, tu nous as tous dans le cadre ?

Oui, même si Xavier est un peu flou...

Damien : Mais dans la vie aussi ! Regarde bien...

Xavier : Oui, on m'appelle "Xavier à peu près". [Rires]

Là vous enchaînez les interviews. Vous êtes encore lucides ou ça y est vous êtes déjà en auto-pilote ?

Damien : Là, immédiatement, tout de suite, c'est tout à fait ok.

Thomas : Les questions sont super intéressantes.

Damien : Ouais, à mon avis à 18h ce sera plus pareil, mais là c'est ok. On est bien encore avec toi.

Jack : On est chauds mais pas fatigués.

Damien : T'arrives au bon moment !

Il n'y a pas une question que vous n’en pouvez déjà plus d’entendre ?

Damien : Non pas du tout, tu peux y aller franchement. Feel free ! Tout ce que tu veux ! [Rires]

Bon, eh ben on y va. On est sur le nouvel album, H.C.N.O. ,que vous avez présenté comme une réaction chimique entre vous et le public. À quel moment vous avez commencé à envisager la musique de cet album sous cet angle-là ? C'est venu naturellement ?

Damien : Je pense que c'est venu naturellement sur le parcours de l'album et la création en elle-même. Au fur et à mesure des morceaux, on a commencé à narrer une histoire. C'était pas forcément prévu comme ça, mais c'est juste que l'Univers fait les choses. Il se passe ce qu'il se passe et il faut laisser aller la chose. C'est ce qui fait l'intérêt de faire de l'art. C'est que voilà, il faut laisser l'instinct faire ce qu'il a à faire. Je vais raconter vite fait le truc de l'album, c'est peut-être plus simple. Au final, c'est l'histoire d'un gars ou d'une fille qui va se réaligner dans sa voie, qui va retrouver sa place, qui va traverser des hauts et des bas pour se retrouver à cette place-là. Parce qu'il faut se remettre en question, il y a plein de choses à faire. Et voilà, il va passer sur des choses qui sont plus positives, des choses extrêmement lourdes et négatives. Mais ça fait partie du process et à un moment donné, quand cette personne a trouvé sa place, finalement elle trouve une sorte de sérénité, une paix intérieure, ce qui lui permet de pouvoir s'ouvrir de nouveau aux autres, de retranscrire cette énergie aux autres et de pouvoir repartager ça aux autres. Donc, la métaphore de ces paroles, c'est un peu un groupe sur scène qui va jouer pour des gens et qui va échanger de l'énergie. Et du coup, le côté chimique est venu un peu par la suite, parce qu'on a essayé de faire des métaphores, on a réfléchi à douze mille trucs. Et puis cette idée est assez rigolote, pour plein de raisons. C'est un truc chimique et il y a une réaction avec d'autres choses.

Et donc les morceaux ont été conçus dans une optique de ce que ça va donner en live ?

Damien : Alors, indirectement oui, parce que le but c'est vraiment de faire un échange d'énergie, donc on ne peut pas dire qu'on n'y pense jamais, mais ce n'est pas le but premier forcément. Le but, c'est de faire ce qu'on ressent. Donc, on fait un truc qu'on ressent, et puis parfois on va se dire : « Ce passage-là, ce serait vraiment bien, regarde, si on fait ça comme ça, là on peut faire un truc cool en live ». Et du coup, des fois, on va le moduler un petit peu.

Thomas : Il y a des petits réarrangements sur certains morceaux pour le live d'ailleurs.

Damien : Oui, ça aussi. Exactement. On l'a enregistré d'une manière, et live, on va le moduler différemment, ce qui va donner vraiment de la vie au truc.

Jack : C'est lié au concept de l'album finalement, être en mesure de pouvoir autant donner que recevoir.

Du coup, il y aura une scénographie aussi qui va accompagner ?

Damien : À mort ! Grave, y aura tout un truc. On a beaucoup travaillé sur le scénique.

On peut en dire plus ou pas ?

Thomas : Ceux qui connaissent déjà un peu savent qu'on aime bien tout ce qui est lumière déjà, et c'est vrai qu'on a pas mal bossé là-dessus, on a beaucoup amélioré notre set.

Damien : Jusque-là, on a vendu beaucoup de paires de lunettes de soleil, parce qu'on est un peu foufou avec les lumières [Rires].

Thomas : On trouve que c'est un très bon moyen de communiquer des émotions aussi. Et puis en plus, on a eu la chance maintenant de travailler avec un ingénieur lumière qui est super cool, qui s'appelle Augustin, et qui a beaucoup apporté au niveau créatif à ce show lumière.

Jack : L'idée est d’appuyer la vision et de l'enrichir justement par ses lumières, la mise en valeur de ce que tu veux transmettre comme message ou comme émotion par cette mise en lumière. Il y a un côté cinématographique finalement.

Damien : Oui, l'idée c'est vraiment de pouvoir narrer quelque chose au final, et que quand tu vas au spectacle, tu ne te manges pas juste un mur de son par exemple. L'idée c'est vraiment de pouvoir essayer de... tu rentres dans une expérience en fait. C'est pour ça le côté chimique et tout, c'est un peu l'idée. Tu as ce truc, tu arrives, il va se passer une heure ou 40 minutes, où il va se passer une histoire. Il y a un parcours, il y a des interactions, etc. Et le but c'est vraiment d'essayer d'apporter... Comment dire ? Pas juste faire de la musique, mais vraiment d'avoir ce truc brut et viscéral d'échange d'énergie. Parce que quand on fait de la musique, il y a de l'énergie, et il y a un échange. Tu peux regarder ton manche de guitare et ne communiquer avec personne, mais ça, ça ne nous correspond pas trop. Nous on est vraiment dans le truc totalement opposé. On a besoin de communiquer. Voilà. J'arrête de parler parce que sinon ça va durer une heure. Donc j'essaie de la fermer un peu. [Rires]

Et donc là, il y a eu des gros changements quand même au niveau du groupe, au niveau du line-up et musicalement aussi. Personnellement, j'aime beaucoup la tournure que ça a pris !

Damien : Merci beaucoup.

Thomas : Oui, merci !

Est-ce que vous avez dû réapprendre à composer différemment ? Est-ce que c'est un tournant qui serait venu naturellement de toute manière ?

Damien : Tu l'as dit !

Thomas : C'est exactement ça, oui. Il se trouve qu'avec le temps, les goûts évoluent. On découvre de nouvelles choses, on écoute de nouvelles choses, mais on n'oublie pas pour autant ce qu'on a écouté par le passé. Et ça donne de nouveaux ingrédients à mettre dans la recette, entre guillemets.

Damien : J'aime bien ta manière de le dire. C'est la première fois que tu le dis dans les interviews, c'est trop bien !

Thomas : En fait, on embellit la recette. La recette existait déjà.

Damien : On la module, on la remet à notre goût. On remet les épices qu'on aime bien aujourd'hui.

Jack : Ouais, c'est ça. Tu sais, c'est comme quand tu fais des voyages et tu ramènes plein de choses. Tu te dis ! « Ça m'a plu à mort, c'est terrible ». Puis tu mélanges tout ça. Encore une fois, c'est un mélange de plusieurs choses qui fait que ça évolue.

Xavier : Ce qui est marrant, c'est que chacun évolue à sa manière individuelle. Mais au niveau des goûts, au niveau de ce qu'on écoute, de ce qu'on partage ensemble, pour tout type d'art, que ce soit la musique, la vidéo, même les tattoos [Rires]... Pour tout, on a toujours une ligne directrice où on est en accord.

Thomas : C'est assez rigolo. C'est assez drôle.

Damien : Il y a un socle assez solide où on arrive à... Je ne sais pas, ça se passe comme ça, c'est tout.

Xavier : On se force même pas, c'est méga naturel.

Damien : C'est parce qu'on communique beaucoup aussi, je pense. Le fait de vraiment exprimer plein de choses, passer du temps ensemble.

Thomas : Et puis ça fait quelques années aussi qu'on est là.

Damien : En fait, on est franchement un couple ! [Rires] C'est n'importe quoi. On a tellement appris de choses, on a tellement vécu de choses ensemble que c’est normal que ça évolue dans ce sens-là. Du coup, ça crée aussi ce fameux socle. Même si chacun, en vrai, on a des goûts différents. Chacun a son caractère. En réalité, à mon avis, on est tous opposés. J'improvise total, parce que ça, je ne saurai pas te le dire ! Mais en vrai, on est tous opposés.

Connais-tu ces personnes ? [Rires]

Damien : Mais t'as raison, je les connais pas ! [Rires] Je sais pas ce qu'on fout là ! [Rires] Mais en vrai, on est tous plus ou moins opposés. On a tous un caractère propre. On est un peu comme dans Friends. Mais on se retrouve sur quelque chose. Au fond, le message premier est finalement similaire. Et on arrive à trouver une manière de l'exprimer similaire aussi dans la musique. C'est ça qui est rigolo. Parce qu'on ne va pas écouter forcément les mêmes choses. Mais quand on doit jouer de la musique, on va dans la même direction. C'est super étrange, mais c'est comme ça. Du coup, l'Univers fait des trucs et il faut le laisser faire. On laisse vraiment aller. Donc, pour répondre à ta question, qui a duré à peu près 25 minutes maintenant, c'est naturel. [Rires] Bonne chance pour la retranscription ! [Rires]

Oui, voilà, on n'a plus le temps, merci, et au revoir ! [Rires] Mais du coup, ce changement de son, enfin cette évolution du son, est-ce que c'est une prise de liberté ou est-ce que ça vous met quand même un petit peu de pression en vous disant que peut-être les fans de la première heure vont être un peu déstabilisés ?

Damien : Tu ne filmes pas, donc moi je peux... [Il fait un geste que nous tairons ici 😉] On s'en fout ! On a fait ce qu'on a voulu. Non, mais là je fais le gland, je fais le pitre !

Thomas : On n'y a pas vraiment pensé, parce que de fait, on savait que ce qu'on allait faire n'allait pas forcément plaire à des gens à qui ça a plu avant. Et du coup, on ne s'en est pas trop préoccupés pour être honnête. On a fait notre truc. On a fait ce qu'on a voulu faire avec nos tripes. Et puis si ça plaît, tant mieux. Si ça ne plaît pas...

Jack : Si tu cherches à plaire absolument à tout le monde, il y a un moment où tu te perds et où ce que tu fais n'a plus réellement de sens finalement.

Xavier : Et même ça se ressent après sur scène ou sur album. Si ce n'est pas sincère, justement, l'interaction, l'échange d'énergie n'est pas là. Le feeling, il ne matche pas.

Damien : Pour rebondir, je pense qu’après une dizaine d'années à faire les albums dans un certain axe, c'est un risque, un vrai risque sur lequel on était en train de tendre, à mon avis. J'imagine. Je sais pas trop. Dans dix ans, on pourra dire. Mais là, je ne sais pas trop. Et en fait, je pense qu'il faut toujours rester en accord avec ce qu'on ressent le plus profond possible. C'est pour ça que je parlais de communication avant. C'est super important de toujours avoir l'échange pour rester toujours dans un axe commun – ou pas d'ailleurs ! Il peut y avoir des divergences. Mais s'il y a des divergences, il faut faire des choses. C'est-à-dire qu'il ne faut pas rester comme ça bêtement, entre guillemets, et se dire, ok, on fait comme ça. Non, parce que du coup, sur scène, ça ne va pas être bien. Ça va être pourri. Le message ne va pas passer. Ça ne va pas fonctionner. Et tu disais que t'aimais bien l'album là. C'est parce qu'on l'a fait vraiment comme on le ressent à 200%. Non pas qu'avant, on ne le ressentait pas, hein ! C'est juste que celui-là, il y a un truc un peu naturel qui se fait tout seul. Ça ne s'explique pas, c'est comme ça. Là, on se retrouve bien. On a le son qu'on veut. On a tout. On est un peu dans une sorte de renouveau. On est juste bien. Peut-être que du coup, le message passe. J'en sais rien.

Ça peut-être aussi permettre d'aller chercher des gens qui n'auraient pas forcément écouté ce que vous faisiez avant.

Thomas : Ça aussi !

Jack : Sûrement.

Damien : Après, c'est sûr que c'est un pari risqué. Mais je pense que le plus risqué, c'est de rester dans quelque chose qui finit par tendre vers un truc qui ne correspond plus. Je pense que ça, c'est le pire. C'est la mort de l'art tout court.

Thomas : Au-delà de ça, même un groupe qui ne change pas vraiment de direction du tout et qui existe depuis quelques années... On a tous eu cette expérience d'aimer un groupe à un moment de notre vie et 10 ans après, on se dit, j'aime moins. Cet album-là, il est moins bien. Cette nouvelle petite direction qu'ils ont prise me plaît moins. Et pourtant, ils font la même chose. Les gens qui nous écoutaient il y a 10 ans ne nous écoutent plus forcément aujourd'hui. C'est un cycle. Ça se renouvelle. Il y a des nouvelles personnes qui découvrent. Il y en a des anciennes qui viennent moins. Du coup, on ne s'attarde pas trop là-dessus. Tu ne peux pas trop le mesurer. Ce n'est pas l'intérêt.

Damien : Oui, il ne faut pas trop s'en soucier. Le plus important, je crois que c'est de faire ce qu'on aime et ce qu'on ressent. Si c'est de la polka à la fin, ça n'a plus rien à voir avec ce qu'il y a avant. Peut-être que tu changes de nom. On s'en fout. Il faut faire ce qu'on aime profondément. C'est la seule manière de convaincre. Si tu n'es pas vrai, tu peux mentir, mais pas longtemps. Ça ne marche pas bien dans la vie.

Jack : Convaincre et se sentir à sa juste place.

Damien : Exactement. Ce qui est le thème de l'album ! L'interview est bouclée. [Rires - Il fait semblant de se lever] Je commence à être chaud !

Dans l’album, il est pas mal question de reconstruction mais aussi de résistance. Ce sont des choses que tout le monde peut ressentir au niveau personnel. Est-ce que vous pouvez aussi voir l'axe universel que ça peut avoir ? Ça peut être à la fois pris très personnellement. On peut lire le texte des morceaux et se dire : « Ah, c'est tout à fait ce que j'ai vécu ». Et la personne d'à côté qui n'a pas du tout vécu la même chose pourra lire le même texte et penser aussi : « Ah, c'est tout à fait ce que j'ai vécu ». Quand vous écrivez les textes, vous réfléchissez à ce genre de choses ?

Damien : Pour le coup, c'est moi qui écris les textes. Je le refais à l'image parce qu'il n'y a pas d'image. [Il refait le même geste que précédemment] Désolé, je suis un peu con. J'ai mon petit quart d'heure de folie comme un chat, pardon ! [Rires]. En vrai, c'est exactement la même chose que la musique. Il ne faut pas s’en soucier. Il ne faut pas essayer de plaire. Par définition, tu ne vas pas être toi-même, ça ne peut pas marcher. En tout cas, c'est notre croyance. Chacun peut avoir l'avis qu'il veut. Je pense qu'il faut faire ce qu'on ressent et après, si ça connecte, tant mieux. Si ça ne connecte pas, tant pis. Mais tu as fait ce qui est toi. Tu n'as pas menti. Prétendre, ça ne fonctionne pas. Quand j'écris les paroles, je fais ce que je ressens à l'instant T. Ça fait un parcours. C'est à peu près ce qui se passe. On est en accord à ce moment-là. On partage des choses ensemble à chaque fois. On parle beaucoup, encore une fois. Du coup, on a ce truc qui est très naturel. Ce qui est vrai, par exemple, dans les paroles, c'est que volontairement, on ne va pas commencer à écrire des détails précis. Ça n'a pas de sens de faire ça. En vrai, il vaut mieux rester un peu large, parce qu'on veut donner un message. Sinon, on fait un roman.

Thomas : Ou un album à thème.

Damien : Voilà, un truc très précis. Le but, c'est juste de donner des sentiments. Ce qui est vrai, c'est que quand on écrit, on écrit un peu dans la largeur. Il n'y a pas de but derrière. Après, tu prends ou tu laisses. C'est tout. Et puis, si ça te plaît pas, c'est pas grave, c'est ok.

Jack : C'est aussi universel. Comme tu le disais, il y a toujours des moments où tu vas te sentir pas à ta place, que ce soit dans ta vie privée, professionnelle. Il y a des moments où tu seras mal. Il y a des moments où tu vas avoir envie de taper du poing sur la table. C'est forcément des expériences de vie que je pense que tout le monde est amené à traverser à un moment ou un autre.

Il y a aussi un équilibre avec la vulnérabilité. Par exemple, "My Way", on est sur quelque chose de très sensible. Il y a des morceaux, par contre, comme "Who.We.Я", qui sont plus dans l'affirmation...

Thomas : Oui, l'union !

Cet équilibre, il est recherché consciemment ?

Damien : C'est pas du hasard, mais c'est juste que les choses sont comme ça. Le but, ce n'est pas de dire que je vais essayer d'explorer un thème inconnu. La musique génère cette émotion, ça fait ça, à cause de ce qui se passe dans ta vie là ou là, ou ce que tu as vécu avant ou après, on s'en fout. Tu parles juste de ce que tu ressens à l'instant T. C'est tout. Là, si c'est varié, c'est juste que c'est la vie. Je pense que tu te lèves le matin, tu as une émotion, tu te couches le soir, tu en as une autre. Ça fait ça tout le temps [il mime des sortes de vagues]. Bon, j'espère que c'est pas des vagues comme ça tout le temps quand même, parce que sinon c'est un peu chiant ! [Rires] Mais tu vois, il y a un parcours comme ça. Les émotions varient avec le temps. On a juste fait ça. On laisse juste aller le truc. On n'écrit pas toujours dans le même cycle, au même moment, avec la même émotion. C'est aussi simple que ça. Ça fait une variété un peu automatique.

Mes coups de cœur sur l'album, c'est "My Way", qui ouvre d'entrée le jeu avec une super énergie. "Unbreakable", qui donne bien envie de sauter dans tous les sens. J'aime aussi beaucoup "Hollow Figure". Je la trouve vraiment super originale.

Thomas :Trop cool, merci !

Si vous deviez choisir un morceau, chacun, un seul.

Damien ; Ça, c'est la question chiante ! [Rires]

Thomas : On va essayer d'y arriver, ce coup-ci.

Damien : Non, moi je réponds pas ! [Rires] Bon, si, on essaie, mais c'est compliqué. Je ne commence pas, clairement, j'y arriverai pas !

Thomas : Moi, ça serait "Who.We.Я". Pour le message d'unité et de collectif. Ce qu'on disait avant, c'est qu'on passe par toutes ces émotions et pour moi, c'est la chanson qui dit qu'on n'est pas seuls, que vous n'êtes pas seuls. C'est quelque chose de fort. Elle est super fun à jouer.

Damien : Et en live show, il va y avoir un truc ouf !

Jack : Je pourrais tenter de reprendre les mêmes réponses qu'avant, mais là, si je dois focus sur un, pour son message, ce serait "A Faded Star". Sur le fait d'essayer, quand tu es dans une situation pas très douce ou agréable, de ne pas focaliser sur ce qui se passe de mal chez toi ou autour de toi, mais d'essayer de focaliser sur les aspects positifs pour essayer de te sortir de tout ça et de t'en sortir plus fort.

Damien [à Jack] : Toi, t'es fort, hein, pour les interviews ! Tu as ressenti ce blanc ? Tu as imposé ton style ! [Rires]

Faut envoyer que lui, en fait !

Damien : Ben ouais, qu'est-ce qu'on se fait chier ? C'est cher le train, merde ! [Rires]

Xavier : Moi, par rapport à cette question qu'on a déjà eue, j'arrive toujours pas à me décider entre deux. Pour moi, c'est "Unbreakable" pour le côté musical, le côté éclate sur scène, à jouer. Et...

Damien : Et c'est tout, parce qu'il y en qu'une ! [Rires]

Xavier : Mais non, mais forcément, "My Way", qui a quelque chose d'un peu spécial par rapport à nous quatre, au moment où on l'a écoutée la première fois tous ensemble, c'est un peu vraiment la première vraie étape de ce qu'est Dust In My Mind maintenant. Elle a une saveur un peu perso pour nous quatre.

Jack : Ce petit goût de la première fois... Pardon. [à Damien] À toi !

Damien : Tu vois, là fallait pas parler, par exemple ! [Rires]

Jack : Je connais pas les limites !

Damien : Bon après, moi, je suis le pitre. Je suis le premier à dire des conneries. J'essaie de m'auto-éduquer : "Calme-toi" ! C'est super dur, en vrai. Je pense que dans une heure, je te dirai autre chose. Sentiment de maintenant, tout de suite ? "Unbreakable". C'est vraiment les paroles. La résilience, le fait d'être... Fais ce que t'as à faire. Va droit devant toi. Pète tous les murs qui sont devant toi, on s'en fout. Fais ce que t'as à faire. Alors, pète la gueule de personne, hein, reste dans la bienveillance, mais fais ce que t'as à faire. N'aie peur de rien, vas-y. En gros, c'est ça. C'est très positif en vrai, l'album, de manière générale. Il peut être sombre, parce qu'il y a des hauts et des bas, mais le vrai message est extrêmement positif. Comme tu l'as bien dit, on peut se retrouver dans certaines choses, mais le but, c'est justement de ne pas être tout seul. Au final, il y a la lumière au bout du tunnel. C'est peut-être un peu dramatique, mais c'est ce truc qui est fédérateur. C'est pour ça qu'il y a "Who.We.Я". On se retrouve vraiment dans une communauté. En live, d'ailleurs, ça va être un truc très spécial. "Who.We.Я", c'est vraiment le moment où on fait chanter tout le monde. C'est le bordel, quoi. C'est le chaos.

Xavier : Faut pas spoiler !

Damien : Mais j'ai pas dit comment ! On va distribuer un micro de karaoké à tout le monde avec des effets delay pourris. On va faire un truc classe ! [Rires]

Thomas : Pour en être témoin, il faut venir le 16 mai à Strasbourg ! [à La Laiterie] On va faire notre release. Ça va être le premier concert pour défendre ce nouvel album. La release partie avec Akiavel et Alita. On vous attend nombreux !

Damien : Ça va être le feu. Si vous avez le courage, honnêtement... enfin, si vous êtes un peu loin, parce que si vous êtes autour de Strasbourg, vous n'avez pas le choix. On a vraiment travaillé pour avoir quelque chose de spécial. C'est quelque chose qu'on ne pourra pas faire à tous les concerts partout. On ne pourra pas avoir les configs qu'on a envie. Là, on peut se permettre de faire la vraie histoire, le vrai truc. Ça va être un setup un peu spé. C'est vraiment avec les potes, comme Thomas a très bien dit, Akiavel et Alita. C'est deux super groupes. La soirée ne peut qu'être extrêmement positive en énergie. Ça va être super classe. Après le concert, on va échanger. On va aller au merch, on va boire des coups. Même si c'est un peu loin, franchement, je pense que ça vaut le détour. Je crois que le billet est à 20 balles, un truc comme ça, ce qui n'est pas grand-chose aujourd'hui pour une salle comme La Laiterie, qui est quand même un truc assez ouf.

Xavier : Les planètes sont assez bien alignées ; il y a ce renouveau de Dust In Mind et on va le présenter à la maison, à La Laiterie, après un an et demi où ils étaient fermés pour des rénovations. C'est d'autant plus important.

Damien : Symboliquement, c'est cool. C'est une sorte de renouveau général assez rigolo.

Et pour ceux qui n'ont pas la chance de pouvoir aller à Strasbourg ?

Damien : Ils vont se f... Non, pas du tout ! [Rires]

Thomas : On travaille sur d'autres dates. Il y aura certainement des annonces cet été pour des dates à la rentrée et à la fin d'année.

Xavier : Ça va venir. Cette année, il y aura quelques dates, mais c'est surtout en 2027 où ça va attaquer fort. En tout cas, cette année, il y aura d'autres choses.

Damien : C'est ça. Là, on est vraiment dans... On repose un peu les bases. Je pense, en fait, vu qu'on est dans un changement de style, un renouveau, là, on va le faire le plus intelligemment possible. Il ne faut pas se précipiter. Il faut faire les choses bien. Il y aura quelques dates, mais c'est sutout l'année prochaine que ça va se former. Là, c'est le grand... C'est pas un nouveau départ, il ne faut pas déconner non plus. Mais c'est une sorte de nouvel acte, on va dire.

Jack : Une mue.

Damien : [il hausse les épaules, à Jack] Tu avais vraiment bien démarré, mais là...

Oh, c'est bien, la mue !

Damien : C'est un peu crade, non ? Une mue de quoi, déjà ? On reprécise l'animal, quand même.

Jack : Non, on va arrêter là !

Et pour conclure, rapidement, parce qu’on arrive au bout du temps qui nous était imparti…

Damien : C'est de notre faute, enfin surtout la mienne. Moi, je suis vraiment un gland et je parle beaucoup.

Vous avez dit que ne regardiez plus en arrière, mais si vous deviez garder une chose du passé de Dust in Mind, ce serait quoi ?

Jack : De l'avoir fait.

Thomas : Quoi ?!

Damien : Mais ce n'est pas fini !

Jack : Non, mais de l'avoir fait déjà jusque-là, c'est bien.

Damien : Une chose, c'est impossible. Le parcours. Parce qu'en fait, sans le parcours, il n'y a pas ce qui se passe maintenant, il n'y a pas de groupe, il n'y a rien.

Xavier: On ne serait pas là, pour le coup, il n'y aurait rien à acheter. En fait, ça représente bien l'album : il y a du blanc, il y a du noir, c'est très varié, et c'est ça qui fait cette finalité.

Thomas : S'il faut vraiment un truc précis, je dirais la Tour Eiffel. Le fait d'avoir tourné un clip sur la Tour Eiffel.

Damien : C'est vrai, oui. C'est pas complètement con, ta réponse.

Thomas : Et j'ai même un autre truc, un truc à titre personnel. Quand j'ai rejoint le groupe, on me l'a annoncé deux jours avant. C'était plus une histoire de challenge. J'ai intégré le groupe en tant que remplaçant à la base, et j'avais deux jours pour apprendre le set, et après on partait en tournée en Europe de l'Est. Et ça, je me le rappellerai aussi.

Xavier : Ça c'était fort.

Thomas : Ça change la vie.

Damien : Mais pour nous aussi, hein ! [Rires] Parce que le taré, il est venu à l'arrache, il a dit : rien à foutre, on va le faire !

Thomas : J'ai dû apprendre 40 minutes en deux jours. Même pas, d’ailleurs, un jour, un jour et demi.

Damien : Et c'est exactement pour ça qu'étrangement, aujourd'hui, on est dans cette config. Ce n'est pas pour rien, c'est parce que tu es aussi cinglé que nous ! [Rires généraux].

Merci beaucoup !

Jack : Merci pour ta patience, hein, parce qu'il est pas facile [Il désigne Damien] ! [Rires]

L'album H.C.N.O. sera disponible le 24 avril 2026.

Retrouvez Dust in Mind sur scène pour la release party le 16 mai à la Laiterie de Strasbourg.

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Orsola G.

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