27/2/2026

BlackRain : une nouvelle ère pour les rois du Glam Metal français

Avec plus de vingt ans de carrière au compteur, une culture du refrain accrocheur et un sens du live aiguisé, les Français de BlackRain signent avec Orphans of the Light, leur meilleur album. Nous avons rencontré la section rythmique de BlackRain -Matthieu (basse) et Franky (batterie)- pour discuer de ce nouveau chapitre qui s'ouvre avec ce nouvel opus et qui s’annonce très prometteur. [Entretien réalisé par François Capdeville; photos interview par Stéphanie Morgado]

Matthieu (basse) & Franky (Batterie)

Avant de commencer, je voulais juste vous dire que Chasing a Feeling est un truc de malade. Ce titre me hante littéralement...

Matthieu : c’est un des titres préférés de Swan. Ce qui est drôle, c’est que c’est aussi celui qui m'a le moins accroché au départ.  

Franky : Tu es la deuxième personne à nous le dire aujourd’hui …  

Matthieu : savoir que les journalistes ont chacun un titre différent en favori, c’est plutôt bon signe car cela veut dire que l’album est riche.

Le travail de production de l’album est incroyable. Il y a une grande richesse de textures sonores...

On remercie notre ami Hannes, chanteur de Kissin’ Dynamite qui a fait un travail d’orfèvre...

Swan nous ouvre aussi de nouvelles portes avec son interprétation vocale Swan. Il chante plus bas, il est plus expressif que sur les précédents albums. Je pense à Farewell... À quoi tient cette évolution ?

Franky : Swan est constamment en recherche de nouveauté et se fixe des challenges à chaque composition d’album. Il ose des nouvelles approches vocales et c’est particulièrement vrai sur Orphans of the LIght. Par exemple, sur Dreams ou Farewell il a une approche presque théâtrale qui donne une couleur opéra rock à ces titres.

Matthieu : j’avoue que nous avions un peu d’appréhension sur la réaction du public. Mais nous faisons de la musique pour nous faire plaisir, faire plaisir au public et leur proposer le meilleur show possible. Nous assumons les références à Queen, les gros ponts piano et les chœurs… Ce sont des touches qui enrichissent les titres. Et prendre des risques nous fait également grandir...

Il y a aussi un titre en français -Méandres de l’Instinct. C’est une première pour BlackRain ?

Matthieu : Nous en parlions depuis longtemps. Mais chanter du hard rock en français, c’est un peu compliqué. Le français est une langue très axée sur le texte, une langue qui fonctionne très bien en variété par exemple. En plus, nous avons rarement été happés par des titres Metal chantés en français. Mais, sachant qu’une part importante de notre public est anglo-saxonne, nous avons pensé que ce serait bien de faire un clin d’œil à notre identité française. Méandres de l’Instinct est un titre plutôt romantique et qui fonctionne bien avec le phrasé et l’accent du français. Et ous avons de très bons retours de nos auditeurs étrangers.

Franky, cela fait deux ans que tu as rejoint les BlackRain. Quel est ton bilan ?

Franky : Ecoute, mon bilan est très positif et je suis content de la dynamique du groupe. Il y a un côté familial chez BlackRain que j’apprécie beaucoup et qui m’a permis de m’intégrer rapidement, musicalement et humainement.

Côté production, on fonctionne beaucoup en home studio puisque nous sommes éparpillés en France et ailleurs (Swan habite en Suède). On s’envoie les pistes, ce qui nous permet d’avancer vite. Cela nous confère beaucoup de souplesse à moindre coût et nous renforçons ainsi notre dynamique.

Et sinon en tant que batteur, j’apporte une frappe plus forte, plus Metal, avec une plus grande utilisation de la double pédale par moments. Mais j’essaie toujours de jouer au service de la chanson. Je privilégie l’efficacité.

Vous êtes programmés cet été au Hellfest. Est-ce que le petit Jésus arpentera votre scène comme à votre habitude ?

Matthieu : On l’a beaucoup utilisé le petit Jésus en 2024. Nous sommes en train de préparer le concert et on a bien l’intention de mettre le paquet sur la mainstage 2 ! On va faire comme si on était la tête d’affiche mais à 11.00 ! *

*En tête d’affiche de la main stage 2, vendredi 19 juin, il y aura Iron Maiden et Helloween

Mathieu cela fait 20 ans que tu tiens la basse de BlackRain. De quoi es-tu le plus fier ?

Je valorise beaucoup notre ténacité. Car notre parcours n’a pas été facile. Nous avons toujours été intègre avec le metal que nous affectionnons et que nous aimons jouer. Je valorise aussi notre capacité à rendre les gens heureux. Nous avons toujours réussi à faire sourire et chanter. Le public nous aime bien, les organisateurs de concert, les directeurs de salles de concert nous aiment bien.  C’est 20 ans d’expérience ultra positive.  Certains n’auraient peut-être pas parier sur nous. Mais nous sommes toujours là et toujours déterminés ! Créer, continuer, avancer… Pour moi, c’est le moteur de la vie.

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