19/5/2026

Jayler ou le rock n roll du passé qui se conjugue au futur.

A celles et ceux qui pensent que le rock n roll est mort. Détrompez-vous ! 

En effet, le jeune groupe Jayler, aussi jeune qu’énergique, incarne cette musique dans ce qu’elle a de plus beau. En les découvrant, il est difficile de savoir ce qu’on aime le plus chez eux. Entre leur look, leur son qui nous rappelle les meilleurs morceaux de Led Zeppelin, ou encore cette fougue dans le regard qui nous rappelle nos rock stars favorites. 

Ce sont des gamins de 20 ans qui ont pourtant trouvé le moyen d’être encore plus talentueux qu’ils sont jeunes. 

A celles et ceux qui pensent que le rock’n’roll est mort, détrompez-vous.

Le jeune groupe Jayler, fougueux mais précis, en est la preuve vivante. À leur contact, on ne sait plus vraiment ce qui frappe le plus : leur allure, leur son habité qui nous rappelle Led Zeppelin, ou cette étincelle dans le regard — celle des groupes qui jouent comme si tout se jouait maintenant.

Ils ont vingt ans, et pourtant ils portent déjà ce mélange de maturité et d’insolence qu’on retrouve chez ces musiciens qui ne cherchent pas à être cool, mais juste à être vrais.

Avec Voices Unheard, leur premier album, Jayler fait un premier pas solide. C’est un disque à la fois brut et habité d’une énergie sincère. Riverboat Queen ouvre la voie avec ses guitares amples et son souffle presque épique, comme une invitation à embarquer pour quelque chose de plus grand - une mise en abyme de l’album en quelque sorte. Over the Mountain, lui, prend des allures d’hymne : une montée en tension, une urgence, et ce refrain qui claque comme un manifeste. À l’inverse, Bittersweet révèle une autre facette du groupe. Plus fragile, plus intime. La voix tremble parfois, les émotions débordent. 

Puis il y a Lovemaker ou Down Below, qui tendent plus vers le blues. Ce qui est marquant, c’est cette façon qu’ils ont de faire une musique à la fois ancrée dans le passé et le futur. 

Jayler ne ressuscite pas le rock : ils le vivent. En écoutant cet album, on peut au moins être sûr d’une chose, le rock’n’roll a encore de beaux jours devant lui.

Une chronique d’Anna Grésillon

No items found.
No items found.
No items found.
No items found.
No items found.