30/3/2026

Black Label Society - "Engines of Demolition" : fracas des moteurs, poussière et riffs d’acier

Il y a les albums qui vous surprennent parce qu’ils apportent une rupture. Et puis il y a ceux que qui vous conforte dans une sensation familière, rassurante. Avec Engine of Demolitions, sorti le 27 Mars 2026, Black Label Society continue d’imprimer son identité musicale portée par le charismatique Zakk Wylde.

Le son est identifiable entre mille : les riffs massifs, la guitare saturée au grain épais de ses guitares Wylde Audio, et cette touche si caractéristique de Zakk Wylde de faire siffler les harmoniques tout étant capable d’envoyer un phrasé en mode shredding dans la balade la plus lente. Engine of Demolitions est un pur album de Black Label Society, taillé dans le marbre et dans la sueur.

Mais, attention, il ne s’agit pas de réduire l’album à une simple répétition : la force de ce nouvel opus est d’affiner une formule déjà bien huilée et de se permettre quelques incartades inattendues dans des compositions au son toujours aussi massif.

Le coup de cœur s’impose rapidement avec “The Hand of Tomorrows Grave”. Lourde, écrasante, la piste avance comme un rouleau compresseur. Le riff, implacable, évoque les grandes heures du heavy le plus martial, tandis que la voix de Wylde déchirante clame chaque vers de la chanson. C’est du Black Label Society pure jus.

Broken and Blind” surprend par son entrée avec une batterie au jeu rythmique inattendu, presque déstabilisant, avant que le morceau ne retombe dans un groove massif.

Lord Humungus”, lui, nous embarque ailleurs. Direction l’univers post-apocalyptique de Mad Max, avec un riff entêtant et poussiéreux. On entendrait presque vrombir les véhicules apocalyptiques du gang de Lord Humungus.

"The Stranger" respire l'âme créative de Zakk avec son solo d'intro qui sonne comme une cavalcade infernale. On reconnaîtra le son si caractéristique de sa signature Wylde Audio.

Et puis il y a les respirations. Car comme toujours avec Wylde, la puissance s’accompagne de moments de grâce. “Back to Me” s’impose comme une magnifique balade, parmi ses plus réussies. Le titre est porté par une mélodie poignante, tout en simplicité, et un solo tout en retenu avec évidemment une montée de gamme à la vitesse de la lumière.

À l’inverse, “Ozzy’s Song” pourra diviser. Un peu trop sirupeux au démarrage, trop attendu dans sa construction piano / guitare acoustique. Pourtant, à y regarder de plus près, l’émotion affleure. L’hommage au père spirituel est évident. Et ce “it’s ok” qui revient à plusieurs reprises, touche juste. Il agit comme un mantra réconfortant et un moment de résilience dans un album autrement massif.

Finalement, Engine of Demolitions ne surprend pas. C'est un album solide, sincère, taillé dans le roc par un Black Label Society qui n’a rien perdu de son âme et de sa sincérité. Avancer sans compromis comme nous disait Zakk lors de son interview: Engine of Demolitions en est la parfaite illustration.

Chronique par François Capdeville

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